Shoot réalisé par Frédéric Mathieu pour la marque FCKL

 

Mégane, Frédéric Mathieu et Aurélie

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Comments :

  • pattyvend

    23/02/2016

    La tulipe
    Pierre Corneille

    Bel astre à qui je dois mon être et ma beauté,
    Ajoute l’immortalité
    A l’éclat non pareil dont je suis embellie ;
    Empêche que le temps n’efface mes couleurs :
    Pour trône donne-moi le beau front de Julie ;
    Et, si cet heureux sort à ma gloire s’allie,
    Je serai la reine des fleurs.

  • acteursactrices

    08/02/2016

    Vu que tu es plus blanche
    Pierre de Ronsard
    Chanson

    Vu que tu es plus blanche que le lis,
    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette
    D’un si beau teint ? Qui est-ce qui t’a mis
    Sur ton beau sein cette couleur rougette ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?
    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?
    Ô grand beauté remplie de soucis,
    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,
    Qui doucement me contraint de te suivre,
    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,
    Avecque toi je veux mourir et vivre.

  • acteursactrices

    05/02/2016

    Stances
    Pierre de Ronsard
    J’ay varié ma vie en devidant la trame
    Que Clothon me filoit entre malade et sain,
    Maintenant la santé se logeoit en mon sein,
    Tantost la maladie extreme fleau de l’ame.

    La goutte ja vieillard me bourrela les veines,
    Les muscles et les nerfs, execrable douleur,
    Montrant en cent façons par cent diverses peines
    Que l’homme n’est sinon le subject de malheur.

    L’un meurt en son printemps, l’autre attend la vieillesse,
    Le trespas est tout un, les accidens divers :
    Le vray tresor de l’homme est la verte jeunesse,
    Le reste de nos ans ne sont que des hivers.

    Pour long temps conserver telle richesse entiere
    Ne force ta nature, ains ensuy la raison,
    Fuy l’amour et le vin, des vices la matiere,
    Grand loyer t’en demeure en la vieille saison.

    La jeunesse des Dieux aux hommes n’est donnee
    Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu’on void fanir
    La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee
    La jeunesse s’enfuit sans jamais revenir.

  • acteursactrices

    01/08/2015

    Crépuscule

    Frôlée par les ombres des morts
    Sur l’herbe où le jour s’exténue
    L’arlequine s’est mise nue
    Et dans l’étang mire son corps
    Un charlatan crépusculaire
    Vante les tours que l’on va faire
    Le ciel sans teinte est constellé
    D’astres pâles comme du lait
    Sur les tréteaux l’arlequin blême
    Salue d’abord les spectateurs
    Des sorciers venus de Bohême
    Quelques fées et les enchanteurs
    Ayant décroché une étoile
    Il la manie à bras tendu
    Tandis que des pieds un pendu
    Sonne en mesure les cymbales
    L’aveugle berce un bel enfant
    La biche passe avec ses faons
    Le nain regarde d’un air triste
    Grandir l’arlequin trismégiste

  • acteursactrices

    30/07/2015

    Con large comme un estuaire

    Con large comme un estuaire
    Où meurt mon amoureux reflux
    Tu as la saveur poissonnière
    l’odeur de la bite et du cul
    La fraîche odeur trouduculière
    Femme ô vagin inépuisable
    Dont le souvenir fait bander
    Tes nichons distribuent la manne
    Tes cuisses quelle volupté
    même tes menstrues sanglantes
    Sont une liqueur violente
    La rose-thé de ton prépuce
    Auprès de moi s’épanouit
    On dirait d’un vieux boyard russe
    Le chibre sanguin et bouffi
    Lorsqu’au plus fort de la partouse
    Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

  • pattybijoux

    15/06/2015

    Toit

    Tiens non ! J’attendrai tranquille,
    Planté sous le toit,
    Qu’il me tombe quelque tuile,
    Souvenir de Toi !
    J’ai tondu l’herbe, je lèche
    La pierre, — altéré
    Comme la Colique-sèche
    De Miserere !
    Je crèverai — Dieu me damne ! —
    Ton tympan ou la peau d’âne
    De mon bon tambour !
    Dans ton boîtier, ô Fenêtre !
    Calme et pure, gît peut-être…

  • pattybijoux

    11/06/2015

    Paysage mauvais

    Sables de vieux os - Le flot râle
    Des glas : crevant bruit sur bruit …
    - Palud pâle, où la lune avale
    De gros vers, pour passer la nuit.
    - Calme de peste, où la fièvre
    Cuit … Le follet damné languit.
    - Herbe puante où le lièvre
    Est un sorcier poltron qui fuit …
    - La Lavandière blanche étale
    Des trépassés le linge sale,
    Au soleil des loups… - Les crapauds,
    Petits chantres mélancoliques
    Empoisonnent de leurs coliques,
    Les champignons, leurs escabeaux.

  • pattybijoux

    11/06/2015

    Paysage mauvais

    Sables de vieux os - Le flot râle
    Des glas : crevant bruit sur bruit …
    - Palud pâle, où la lune avale
    De gros vers, pour passer la nuit.
    - Calme de peste, où la fièvre
    Cuit … Le follet damné languit.
    - Herbe puante où le lièvre
    Est un sorcier poltron qui fuit …
    - La Lavandière blanche étale
    Des trépassés le linge sale,
    Au soleil des loups… - Les crapauds,
    Petits chantres mélancoliques
    Empoisonnent de leurs coliques,
    Les champignons, leurs escabeaux.

  • acteursactrices

    08/06/2015

    bonne nuit

  • pattybijoux

    02/06/2015

    
    Femme

    Lui — cet être faussé, mal aimé, mal souffert,
    Mal haï — mauvais livre… et pire : il m’intéresse. —
    S’il est vide après tout… Oh mon dieu, je le laisse,
    Comme un roman pauvre — entr’ouvert.
    Cet homme est laid… — Et moi, ne suis-je donc pas belle,
    Et belle encore pour nous deux ! —
    En suis-je donc enfin aux rêves de pucelle ?…
    — Je suis reine : Qu’il soit lépreux !
    Où vais-je — femme ! — Après… suis-je donc pas légère
    Pour me relever d’un faux pas !
    Est-ce donc Lui que j’aime ! — Eh non ! c’est son mystère…
    Celui que peut-être Il n’a pas.
    Plus Il m’évite, et plus et plus Il me poursuit…
    Nous verrons ce dédain suprême.
    Il est rare à croquer, celui-là qui me fuit !…
    Il me fuit — Eh bien non !… Pas même.
    … Aurais-je ri pourtant ! si, comme un galant homme,
    Il avait allumé ses feux…
    Comme Ève — femme aussi — qui n’aimait pas la Pomme,
    Je ne l’aime pas — et j’en veux ! —
    C’est innocent. — Et lui ?… Si l’arme était chargée…
    — Et moi, j’aime les vilains jeux !
    Et… l’on sait amuser, avec une dragée
    Haute, un animal ombrageux.
    De quel droit ce regard, ce mauvais ½il qui touche :
    Monsieur poserait le fatal ?
    Je suis myope, il est vrai… Peut-être qu’il est louche ;
    Je l’ai vu si peu — mais si mal. —
    … Et si je le laissais se draper en quenouille,
    Seul dans sa honteuse fierté !…
    — Non. Je sens me ronger, comme ronge la rouille,
    Mon orgueil malade, irrité.
    Allons donc ! c’est écrit — n’est-ce pas — dans ma tête,
    En pattes-de-mouche d’enfer ;
    Écrit, sur cette page où — là — ma main s’arrête.
    — Main de femme et plume de fer. —
    Oui ! — Baiser de Judas — Lui cracher à la bouche
    Cet amour ! — Il l’a mérité —
    Lui dont la triste image est debout sur ma couche,
    Implacable de volupté.
    Oh oui : coller ma langue à l’inerte sourire
    Qu’il porte là comme un faux pli !
    Songe creux et malsain, repoussant… qui m’attire !
    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    — Une nuit blanche…. un jour sali…

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