Shoot réalisé par Frédéric Mathieu pour la marque FCKL

 

Mégane, Aurélie et moi en mode FCKL

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Comments :

  • acteursactrices

    07/07/2016

    Québec
    Nérée Beauchemin
    Comme un factionnaire immobile au port d’arme,
    Dans ces murs où l’on croit ouïr se prolonger
    Le grave écho lointain d’un qui vive d’alarme,
    À ses gloires Québec semble encore songer.

    L’humble paix pastorale a replié son aile
    Sur l’âpre terre où gît le sombre camp des morts :
    Du bugle ensanglanté, la plaine solennelle
    N’entend plus retentir les tragiques accords.

    Au flanc de la redoute, aux poternes ouvertes,
    Aux créneaux de la tour, aux brèches des remparts,
    La mousse dont l’avril a teint les franges vertes,
    Suspend ses verts pavois et ses verts étendards.

    Au port ne viendront plus mouiller les caravelles.
    Qu’importe ? contre toute espérance, on attend.
    On attend qu’on nous fasse assavoir des nouvelles
    Des bourgs d’où sont venus les purs Français d’antan.

    Hanté du souvenir qui le tient en tristesse,
    De par delà les mers, du lointain, de là-bas.
    L’ancien logis qu’enchante une immortelle hôtesse,
    De jours en jours attend quelqu’un qui ne vient pas.

    Souventes fois, la nuit, comme aux jours des grands sièges,
    Vibrent d’étranges sons de cors et de tambours :
    Et, souvent, l’on a cru voir de pompeux cortèges
    Défiler, radieux, sous l’ombre des faubourgs.

    Une garde fantôme, une ronde macabre,
    Passe, marchant à pas sonore et régulier,
    Et l’on entend tinter des cliquetis de sabre
    Sur les marches de bois du gothique escalier.

    Ô Québec, reste fier, reste haut sur la rampe
    Que dore le passé. Pour nous hausser le coeur,
    Pour brandir fièrement les couleurs de ta hampe,
    Sois-tu toujours debout, soit-tu toujours vainqueur !

    Tant que les doux rivaux du divin Crémazie,
    Inclinés sous le vol d’un lyrisme idéal,
    Invoquant à genoux la sainte poésie,
    Chanteront à plein coeur l’hymne national :

    Tant que le pur accent d’une langue immortelle
    Vibrera dans l’ancien parler pur de chez nous ;
    Tant qu’un rayon d’amour luira dans la prunelle
    De la Canadienne aux clairs jolis yeux doux !

    À plein ciel, sur les toits, sur les places publiques,
    Les hivers succédant aux hivers, neigeront.
    Les châsses où la France a serti ses reliques
    Sous leur rouille de gloire oncques ne périront.

    Aujourd’hui le coeur s’ouvre, et tout revit. Sur l’onde
    Dansent les rayons d’or du clair soleil pascal.
    Le roc s’ouvre. Qui vive ?… Il faut que l’on réponde,
    Sans peur, à haute voix : Frontenac et Laval.

  • pattyvend

    07/07/2016

    Québec
    Nérée Beauchemin
    Comme un factionnaire immobile au port d’arme,
    Dans ces murs où l’on croit ouïr se prolonger
    Le grave écho lointain d’un qui vive d’alarme,
    À ses gloires Québec semble encore songer.

    L’humble paix pastorale a replié son aile
    Sur l’âpre terre où gît le sombre camp des morts :
    Du bugle ensanglanté, la plaine solennelle
    N’entend plus retentir les tragiques accords.

    Au flanc de la redoute, aux poternes ouvertes,
    Aux créneaux de la tour, aux brèches des remparts,
    La mousse dont l’avril a teint les franges vertes,
    Suspend ses verts pavois et ses verts étendards.

    Au port ne viendront plus mouiller les caravelles.
    Qu’importe ? contre toute espérance, on attend.
    On attend qu’on nous fasse assavoir des nouvelles
    Des bourgs d’où sont venus les purs Français d’antan.

    Hanté du souvenir qui le tient en tristesse,
    De par delà les mers, du lointain, de là-bas.
    L’ancien logis qu’enchante une immortelle hôtesse,
    De jours en jours attend quelqu’un qui ne vient pas.

    Souventes fois, la nuit, comme aux jours des grands sièges,
    Vibrent d’étranges sons de cors et de tambours :
    Et, souvent, l’on a cru voir de pompeux cortèges
    Défiler, radieux, sous l’ombre des faubourgs.

    Une garde fantôme, une ronde macabre,
    Passe, marchant à pas sonore et régulier,
    Et l’on entend tinter des cliquetis de sabre
    Sur les marches de bois du gothique escalier.

    Ô Québec, reste fier, reste haut sur la rampe
    Que dore le passé. Pour nous hausser le coeur,
    Pour brandir fièrement les couleurs de ta hampe,
    Sois-tu toujours debout, soit-tu toujours vainqueur !

    Tant que les doux rivaux du divin Crémazie,
    Inclinés sous le vol d’un lyrisme idéal,
    Invoquant à genoux la sainte poésie,
    Chanteront à plein coeur l’hymne national :

    Tant que le pur accent d’une langue immortelle
    Vibrera dans l’ancien parler pur de chez nous ;
    Tant qu’un rayon d’amour luira dans la prunelle
    De la Canadienne aux clairs jolis yeux doux !

    À plein ciel, sur les toits, sur les places publiques,
    Les hivers succédant aux hivers, neigeront.
    Les châsses où la France a serti ses reliques
    Sous leur rouille de gloire oncques ne périront.

    Aujourd’hui le coeur s’ouvre, et tout revit. Sur l’onde
    Dansent les rayons d’or du clair soleil pascal.
    Le roc s’ouvre. Qui vive ?… Il faut que l’on réponde,
    Sans peur, à haute voix : Frontenac et Laval.

  • acteursactrices

    30/03/2016

    A Clymène
    Paul Verlaine
    Mystiques barcarolles,
    Romances sans paroles,
    Chère, puisque tes yeux,
    Couleur des cieux,
    Puisque ta voix, étrange
    Vision qui dérange
    Et trouble l’horizon
    De ma raison,
    Puisque l’arôme insigne
    De la pâleur de cygne,
    Et puisque la candeur
    De ton odeur,
    Ah ! puisque tout ton être,
    Musique qui pénètre,
    Nimbes d’anges défunts,
    Tons et parfums,
    A, sur d’almes cadences,
    En ces correspondances
    Induit mon c½ur subtil,
    Ainsi soit-il !

  • toutemesmusic454

    25/03/2016

    mdr fckl

  • acteursactrices

    23/02/2016

    La tulipe
    Pierre Corneille

    Bel astre à qui je dois mon être et ma beauté,
    Ajoute l’immortalité
    A l’éclat non pareil dont je suis embellie ;
    Empêche que le temps n’efface mes couleurs :
    Pour trône donne-moi le beau front de Julie ;
    Et, si cet heureux sort à ma gloire s’allie,
    Je serai la reine des fleurs.

  • Zelphira-Shaorinyerka

    22/02/2016

    desole de dire ca, mais t'aurais pu choisir mieux en filles ...

  • acteursactrices

    22/02/2016

    La peste
    Pierre Corneille
    J’ai vu la peste en raccourci :
    Et s’il faut en parler sans feindre,
    Puisque la peste est faite ainsi,
    Peste, que la peste est à craindre !

    De c½urs qui n’en sauraient guérir
    Elle est partout accompagnée,
    Et dût-on cent fois en mourir,
    Mille voudraient l’avoir gagnée.

    L’ardeur dont ils sont emportés,
    En ce péril leur persuade,
    Qu’avoir la peste à ses côtés,
    Ce n’est point être trop malade.

    Aussi faut-il leur accorder
    Qu’on aurait du bonheur de reste,
    Pour peu qu’on se pût hasarder
    Au beau milieu de cette peste.

    La mort serait douce à ce prix,
    Mais c’est un malheur à se pendre
    Qu’on ne meurt pas d’en être pris,
    Mais faute de la pouvoir prendre.

    L’ardeur qu’elle fait naître au sein
    N’y fait même un mal incurable
    Que parce qu’elle prend soudain,
    Et qu’elle est toujours imprenable.

    Aussi chacun y perd son temps,
    L’un en gémit, l’autre en déteste,
    Et ce que font les plus contents
    C’est de pester contre la peste.

  • pattyvend

    22/02/2016

    La peste
    Pierre Corneille
    J’ai vu la peste en raccourci :
    Et s’il faut en parler sans feindre,
    Puisque la peste est faite ainsi,
    Peste, que la peste est à craindre !

    De c½urs qui n’en sauraient guérir
    Elle est partout accompagnée,
    Et dût-on cent fois en mourir,
    Mille voudraient l’avoir gagnée.

    L’ardeur dont ils sont emportés,
    En ce péril leur persuade,
    Qu’avoir la peste à ses côtés,
    Ce n’est point être trop malade.

    Aussi faut-il leur accorder
    Qu’on aurait du bonheur de reste,
    Pour peu qu’on se pût hasarder
    Au beau milieu de cette peste.

    La mort serait douce à ce prix,
    Mais c’est un malheur à se pendre
    Qu’on ne meurt pas d’en être pris,
    Mais faute de la pouvoir prendre.

    L’ardeur qu’elle fait naître au sein
    N’y fait même un mal incurable
    Que parce qu’elle prend soudain,
    Et qu’elle est toujours imprenable.

    Aussi chacun y perd son temps,
    L’un en gémit, l’autre en déteste,
    Et ce que font les plus contents
    C’est de pester contre la peste.

  • acteursactrices

    21/02/2016

    L’immortelle blanche
    Pierre Corneille
    Donnez-moi vos couleurs, tulipes, anémones ;
    ¼illets, roses, jasmins, donnez-moi vos odeurs ;
    Des contraires saisons le froid ni les ardeurs
    Ne respectent que les couronnes
    Que l’on compose de mes fleurs :
    Ne vous vantez donc point d’être aimables ni belles ;
    On ne peut nommer beau ce qu’efface le temps :
    Pour couronner les beautés éternelles,
    Et pour rendre leurs yeux contents,
    Il ne faut point être mortelles,
    Si vous voulez affranchir du trépas
    Vos brillants, mais frêles appas,
    Souffrez que j’en sois embellie,
    Et, si je leur fais part de mon éternité,
    Je les rendrai pareils aux appas de Julie,
    Et dignes de parer sa divine beauté.

  • pattyvend

    21/02/2016

    L’immortelle blanche
    Pierre Corneille
    Donnez-moi vos couleurs, tulipes, anémones ;
    ¼illets, roses, jasmins, donnez-moi vos odeurs ;
    Des contraires saisons le froid ni les ardeurs
    Ne respectent que les couronnes
    Que l’on compose de mes fleurs :
    Ne vous vantez donc point d’être aimables ni belles ;
    On ne peut nommer beau ce qu’efface le temps :
    Pour couronner les beautés éternelles,
    Et pour rendre leurs yeux contents,
    Il ne faut point être mortelles,
    Si vous voulez affranchir du trépas
    Vos brillants, mais frêles appas,
    Souffrez que j’en sois embellie,
    Et, si je leur fais part de mon éternité,
    Je les rendrai pareils aux appas de Julie,
    Et dignes de parer sa divine beauté.

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