Shoot réalisé par Frédéric Mathieu pour la marque FCKL

 

Mégane, Aurélie et moi en mode FCKL

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Comments :

  • acteursactrices

    13/02/2016

    Chagrin
    Pierre Corneille
    Usez moins avec moi du droit de tout charmer ;
    Vous me perdrez bientôt si vous n’y prenez garde.
    J’aime bien a vous voir, quoi qu’enfin j’y hasarde ;
    Mais je n’aime pas bien qu’on me force d’aimer.

    Cependant mon repos a de quoi s’alarmer ;
    Je sens je ne sais quoi dès que je vous regarde ;
    Je souffre avec chagrin tout ce qui m’en retarde,
    Et c’est déjà sans doute un peu plus qu’estimer.

    Ne vous y trompez pas, l’honneur de ma défaite
    N’assure point d’esclave à la main qui l’a faite,
    Je sais l’art d’échapper aux charmes les plus forts,

    Et quand ils m’ont réduit à ne plus me défendre,
    Savez-vous, belle Iris, ce que je fais alors ?
    Je m’enfuis de peur de me rendre.

  • pattyvend

    13/02/2016

    Chagrin
    Pierre Corneille
    Usez moins avec moi du droit de tout charmer ;
    Vous me perdrez bientôt si vous n’y prenez garde.
    J’aime bien a vous voir, quoi qu’enfin j’y hasarde ;
    Mais je n’aime pas bien qu’on me force d’aimer.

    Cependant mon repos a de quoi s’alarmer ;
    Je sens je ne sais quoi dès que je vous regarde ;
    Je souffre avec chagrin tout ce qui m’en retarde,
    Et c’est déjà sans doute un peu plus qu’estimer.

    Ne vous y trompez pas, l’honneur de ma défaite
    N’assure point d’esclave à la main qui l’a faite,
    Je sais l’art d’échapper aux charmes les plus forts,

    Et quand ils m’ont réduit à ne plus me défendre,
    Savez-vous, belle Iris, ce que je fais alors ?
    Je m’enfuis de peur de me rendre.

  • acteursactrices

    11/02/2016

    Amourettes de jeune homme
    Pierre Corneille
    J’ai fait autrefois de la bête,
    J’avais des Philis à la tête,
    J’épiais les occasions,
    J’épiloguais mes passions,
    Je paraphrasais un visage.
    Je me mettais à tout usage,
    Debout, tête nue, à genoux,
    Triste, gaillard, rêveur, jaloux,
    Je courais, je faisais la grue
    Tout un jour au bout d’une rue.
    Soleil, flambeaux, attraits, appas,
    Pleurs, désespoir, tourment, trépas,
    Tout ce petit meuble de bouche
    Dont un amoureux s’escarmouche,
    Je savais bien m’en escrimer.
    Par là je m’appris à rimer,
    Par là je fis, sans autre chose,
    Un sot en vers d’un sot en prose.

  • pattyvend

    11/02/2016

    Amourettes de jeune homme
    Pierre Corneille
    J’ai fait autrefois de la bête,
    J’avais des Philis à la tête,
    J’épiais les occasions,
    J’épiloguais mes passions,
    Je paraphrasais un visage.
    Je me mettais à tout usage,
    Debout, tête nue, à genoux,
    Triste, gaillard, rêveur, jaloux,
    Je courais, je faisais la grue
    Tout un jour au bout d’une rue.
    Soleil, flambeaux, attraits, appas,
    Pleurs, désespoir, tourment, trépas,
    Tout ce petit meuble de bouche
    Dont un amoureux s’escarmouche,
    Je savais bien m’en escrimer.
    Par là je m’appris à rimer,
    Par là je fis, sans autre chose,
    Un sot en vers d’un sot en prose.

  • acteursactrices

    10/02/2016

    A la Marquise
    Pierre Corneille
    Marquise, si mon visage
    A quelques traits un peu vieux,
    Souvenez-vous qu’à mon âge
    Vous ne vaudrez guère mieux.

    Le temps aux plus belles choses
    Se plaît à faire un affront,
    Et saura faner vos roses
    Comme il a ridé mon front.

    Le même cours des planètes
    Règle nos jours et nos nuits
    On m’a vu ce que vous êtes;
    Vous serez ce que je suis.

    Cependant j’ai quelques charmes
    Qui sont assez éclatants
    Pour n’avoir pas trop d’alarmes
    De ces ravages du temps.

    Vous en avez qu’on adore;
    Mais ceux que vous méprisez
    Pourraient bien durer encore
    Quand ceux-là seront usés.

    Ils pourront sauver la gloire
    Des yeux qui me semblent doux,
    Et dans mille ans faire croire
    Ce qu’il me plaira de vous.

    Chez cette race nouvelle,
    Où j’aurai quelque crédit,
    Vous ne passerez pour belle
    Qu’autant que je l’aurai dit.

    Pensez-y, belle marquise.
    Quoiqu’un grison fasse effroi,
    Il vaut bien qu’on le courtise
    Quand il est fait comme moi.

  • pattyvend

    10/02/2016

    A la Marquise
    Pierre Corneille
    Marquise, si mon visage
    A quelques traits un peu vieux,
    Souvenez-vous qu’à mon âge
    Vous ne vaudrez guère mieux.

    Le temps aux plus belles choses
    Se plaît à faire un affront,
    Et saura faner vos roses
    Comme il a ridé mon front.

    Le même cours des planètes
    Règle nos jours et nos nuits
    On m’a vu ce que vous êtes;
    Vous serez ce que je suis.

    Cependant j’ai quelques charmes
    Qui sont assez éclatants
    Pour n’avoir pas trop d’alarmes
    De ces ravages du temps.

    Vous en avez qu’on adore;
    Mais ceux que vous méprisez
    Pourraient bien durer encore
    Quand ceux-là seront usés.

    Ils pourront sauver la gloire
    Des yeux qui me semblent doux,
    Et dans mille ans faire croire
    Ce qu’il me plaira de vous.

    Chez cette race nouvelle,
    Où j’aurai quelque crédit,
    Vous ne passerez pour belle
    Qu’autant que je l’aurai dit.

    Pensez-y, belle marquise.
    Quoiqu’un grison fasse effroi,
    Il vaut bien qu’on le courtise
    Quand il est fait comme moi.

  • acteursactrices

    09/02/2016

    Vu que tu es plus blanche
    Pierre de Ronsard
    Chanson

    Vu que tu es plus blanche que le lis,
    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette
    D’un si beau teint ? Qui est-ce qui t’a mis
    Sur ton beau sein cette couleur rougette ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?
    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?
    Ô grand beauté remplie de soucis,
    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,
    Qui doucement me contraint de te suivre,
    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,
    Avecque toi je veux mourir et vivre.

  • pattyvend

    09/02/2016

    Vu que tu es plus blanche
    Pierre de Ronsard
    Chanson

    Vu que tu es plus blanche que le lis,
    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette
    D’un si beau teint ? Qui est-ce qui t’a mis
    Sur ton beau sein cette couleur rougette ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?
    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?
    Ô grand beauté remplie de soucis,
    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,
    Qui doucement me contraint de te suivre,
    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,
    Avecque toi je veux mourir et vivre.

  • acteursactrices

    08/02/2016

    Vu que tu es plus blanche
    Pierre de Ronsard
    Chanson

    Vu que tu es plus blanche que le lis,
    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette
    D’un si beau teint ? Qui est-ce qui t’a mis
    Sur ton beau sein cette couleur rougette ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?
    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?
    Ô grand beauté remplie de soucis,
    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,
    Qui doucement me contraint de te suivre,
    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,
    Avecque toi je veux mourir et vivre.

  • pattyvend

    08/02/2016

    Vu que tu es plus blanche
    Pierre de Ronsard
    Chanson

    Vu que tu es plus blanche que le lis,
    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette
    D’un si beau teint ? Qui est-ce qui t’a mis
    Sur ton beau sein cette couleur rougette ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?
    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?
    Ô grand beauté remplie de soucis,
    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,
    Qui doucement me contraint de te suivre,
    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,
    Avecque toi je veux mourir et vivre.

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