Mélusine en mode FCKL (FUCKALL)

 

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Comments :

  • acteursactrices

    08/04/2016

    Autre (Impression fausse)
    Paul Verlaine
    La cour se fleurit de souci
    Comme le front
    De tous ceux-ci
    Qui vont en rond
    En flageolant sur leur fémur
    Débilité
    Le long du mur
    Fou de clarté.

    Tournez, Samsons sans Dalila,
    Sans Philistin,
    Tournez bien la
    Meule au destin.
    Vaincu risible de la loi,
    Mouds tour à tour
    Ton coeur, ta foi
    Et ton amour !

    Ils vont ! et leurs pauvres souliers
    Font un bruit sec,
    Humiliés,
    La pipe au bec.
    Pas un mot ou bien le cachot
    Pas un soupir,
    Il fait si chaud
    Qu’on croit mourir.

    J’en suis de ce cirque effaré,
    Soumis d’ailleurs
    Et préparé
    A tous malheurs.
    Et pourquoi si j’ai contristé
    Ton voeu têtu,
    Société,
    Me choierais-tu ?

    Allons, frères, bons vieux voleurs,
    Doux vagabonds,
    Filous en fleurs,
    Mes chers, mes bons,
    Fumons philosophiquement,
    Promenons-nous
    Paisiblement :
    Rien faire est doux.

  • pattyvend

    08/04/2016

    Autre (Impression fausse)
    Paul Verlaine
    La cour se fleurit de souci
    Comme le front
    De tous ceux-ci
    Qui vont en rond
    En flageolant sur leur fémur
    Débilité
    Le long du mur
    Fou de clarté.

    Tournez, Samsons sans Dalila,
    Sans Philistin,
    Tournez bien la
    Meule au destin.
    Vaincu risible de la loi,
    Mouds tour à tour
    Ton coeur, ta foi
    Et ton amour !

    Ils vont ! et leurs pauvres souliers
    Font un bruit sec,
    Humiliés,
    La pipe au bec.
    Pas un mot ou bien le cachot
    Pas un soupir,
    Il fait si chaud
    Qu’on croit mourir.

    J’en suis de ce cirque effaré,
    Soumis d’ailleurs
    Et préparé
    A tous malheurs.
    Et pourquoi si j’ai contristé
    Ton voeu têtu,
    Société,
    Me choierais-tu ?

    Allons, frères, bons vieux voleurs,
    Doux vagabonds,
    Filous en fleurs,
    Mes chers, mes bons,
    Fumons philosophiquement,
    Promenons-nous
    Paisiblement :
    Rien faire est doux.

  • acteursactrices

    07/04/2016

    Asperges me
    Paul Verlaine
    Moi qui ne suis qu’un brin d’hysope dans la main
    Du Seigneur tout-puissant qui m’octroya la grâce,
    Je puis, si mon dessein est pur devant Sa face,
    Purifier autrui passant sur mon chemin.

    Je puis, si ma prière est de celles qu’allège
    L’Humilité du poids d’un désir languissant,
    Comme un païen peut baptiser en cas pressant,
    Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige.

    Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l’effet
    Miséricordieux de Vos mansuétudes,
    Veuillez bander mon coeur, coeur aux épreuves rudes,
    Que le zèle pour Votre maison soulevait.

    Faites-moi prospérer dans mes voeux charitables
    Et pour cela, suivant le rite respecté,
    Gloire à la Trinité durant l’éternité,
    Gloire à Dieu dans les cieux les plus inabordables,

    Gloire au Père, fauteur et gouverneur de tout,
    Au Fils, créateur et sauveur, juge et partie,
    Au Saint-Esprit, de Qui la lumière est sortie,
    Par Quel ainsi qu’une eau lustrale mon sang bout,…

    Moi qui ne suis qu’un brin d’hysope dans la main.

  • pattyvend

    07/04/2016

    Asperges me
    Paul Verlaine
    Moi qui ne suis qu’un brin d’hysope dans la main
    Du Seigneur tout-puissant qui m’octroya la grâce,
    Je puis, si mon dessein est pur devant Sa face,
    Purifier autrui passant sur mon chemin.

    Je puis, si ma prière est de celles qu’allège
    L’Humilité du poids d’un désir languissant,
    Comme un païen peut baptiser en cas pressant,
    Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige.

    Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l’effet
    Miséricordieux de Vos mansuétudes,
    Veuillez bander mon coeur, coeur aux épreuves rudes,
    Que le zèle pour Votre maison soulevait.

    Faites-moi prospérer dans mes voeux charitables
    Et pour cela, suivant le rite respecté,
    Gloire à la Trinité durant l’éternité,
    Gloire à Dieu dans les cieux les plus inabordables,

    Gloire au Père, fauteur et gouverneur de tout,
    Au Fils, créateur et sauveur, juge et partie,
    Au Saint-Esprit, de Qui la lumière est sortie,
    Par Quel ainsi qu’une eau lustrale mon sang bout,…

    Moi qui ne suis qu’un brin d’hysope dans la main.

  • acteursactrices

    04/04/2016

    Agnus Dei
    Paul Verlaine
    L’agneau cherche l’amère bruyère,
    C’est le sel et non le sucre qu’il préfère,
    Son pas fait le bruit d’une averse sur la poussière.

    Quand il veut un but, rien ne l’arrête,
    Brusque, il fonce avec de grands coups de sa tête,
    Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète…

    Agneau de Dieu, qui sauves les hommes,
    Agneau de Dieu, qui nous comptes et nous nommes,
    Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes.

    Donne-nous la paix et non la guerre,
    Ô l’agneau terrible en ta juste colère.
    Ô toi, seul Agneau, Dieu le seul fils de Dieu le Père.

  • pattyvend

    04/04/2016

    Agnus Dei
    Paul Verlaine
    L’agneau cherche l’amère bruyère,
    C’est le sel et non le sucre qu’il préfère,
    Son pas fait le bruit d’une averse sur la poussière.

    Quand il veut un but, rien ne l’arrête,
    Brusque, il fonce avec de grands coups de sa tête,
    Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète…

    Agneau de Dieu, qui sauves les hommes,
    Agneau de Dieu, qui nous comptes et nous nommes,
    Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes.

    Donne-nous la paix et non la guerre,
    Ô l’agneau terrible en ta juste colère.
    Ô toi, seul Agneau, Dieu le seul fils de Dieu le Père.

  • pattyvend

    02/04/2016

    A une femme
    Paul Verlaine
    A vous ces vers de par la grâce consolante
    De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
    De par votre âme pure et toute bonne, à vous
    Ces vers du fond de ma détresse violente.

    C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
    N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
    Se multipliant comme un cortège de loups
    Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

    Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
    Que le gémissement premier du premier homme
    Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

    Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
    Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
    – Chère, – par un beau jour de septembre attiédi.

  • acteursactrices

    02/04/2016

    A une femme
    Paul Verlaine
    A vous ces vers de par la grâce consolante
    De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
    De par votre âme pure et toute bonne, à vous
    Ces vers du fond de ma détresse violente.

    C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
    N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
    Se multipliant comme un cortège de loups
    Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

    Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
    Que le gémissement premier du premier homme
    Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

    Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
    Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
    – Chère, – par un beau jour de septembre attiédi.

  • acteursactrices

    31/03/2016

    A la louange de Laure et de Pétrarque
    Paul Verlaine
    Chose italienne où Shakspeare a passé
    Mais que Ronsard fit superbement française,
    Fine basilique au large diocèse,
    Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

    Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,
    Dogme entier toujours debout sous l’exégèse
    Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
    Sonnet, force acquise et trésor amassé,

    Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
    Ayant procuré leur luxe aux misérables
    Et l’or fou qui sied aux pauvres glorieux,

    Aux poètes fiers comme les gueux d’Espagne,
    Aux vierges qu’exalte un rhythme exact, aux yeux
    Epris d’ordre, aux coeurs qu’un voeu chaste accompagne.

  • pattyvend

    31/03/2016

    A la louange de Laure et de Pétrarque
    Paul Verlaine
    Chose italienne où Shakspeare a passé
    Mais que Ronsard fit superbement française,
    Fine basilique au large diocèse,
    Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

    Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,
    Dogme entier toujours debout sous l’exégèse
    Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
    Sonnet, force acquise et trésor amassé,

    Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
    Ayant procuré leur luxe aux misérables
    Et l’or fou qui sied aux pauvres glorieux,

    Aux poètes fiers comme les gueux d’Espagne,
    Aux vierges qu’exalte un rhythme exact, aux yeux
    Epris d’ordre, aux coeurs qu’un voeu chaste accompagne.

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